Eternité

pour choeur de femmes et orgue opus 98

Mouvements
  • Geneviève
  • La fin du monde
  • Plain-chant
  • Concert spirituel
Compositeur: Julien-François Zbinden
Auteur texte: Poèmes d’Edmond Kaiser tirés de Motets de l’ombre et du dimanche
Date de composition: 2003
Durée: 15'
Commande: Œuvre écrite à l’instigation de Michel Corboz
Dédicace: In memoriam Edmond Kaiser

Création
Date: 7 octobre 2005
Lieu: Cathédrale de Lausanne
Evénement: Concerts d’abonnement de la Société des Concerts de la Cathédrale
Interprète(s): Ensemble vocal Polhymnia, Jean-Christophe Geiser (orgue), Franck Marcon (direction)

Edition: Editions Bim

Note

Au soir de la création de Lord, motet pour double-chœur mixte op.93 par l’Ensemble Vocal de Lausanne, son chef me suggéra de composer une œuvre pour chœur de femmes et orgue. Du recueil Motets de l’ombre et du dimanche, je lui proposai quatre poèmes d’Edmond Kaiser, - figure lausannoise emblématique de l’aide aux enfants malheureux auxquels il a consacré son existence en créant Terre des Hommes et Sentinelles, - choix que Michel Corboz ratifia avec enthousiasme.

I. Geneviève

Il s’agit du prénom de la fille d’Edmond Kaiser. L’orgue établit un climat mystérieux dans la douceur, puis le prénom apparaît comme une naissance au monde et la pièce se termine par deux courtes phrases qui constituent la totalité du poème.

II. La fin du monde

Le poème est construit sur une singulière opposition que j’ai tenté de traiter simultanément. Les voix graves maintiennent un sombre ostinato alors qu’apparaissent, au-dessus, les voix aiguës sur un autre texte tout à fait léger. La rupture se produit en fortissimo avec de violentes interventions d’orgue. La pièce s’achève avec le retour de l’ostinato qui se perd, pianissimo, sur le titre du poème.

III. Plain-chant

La musique est ici d’un caractère contemplatif augmenté, en son milieu, d’un seul crescendo offrant à l’orgue un court instant de lyrisme. Comme le suggère le titre, ce volet se termine dans le dépouillement sonore offert par la prédominance des intervalles de quarte et quinte.

IV. Concert spirituel

L’orgue introduit un climat passionné auquel répond le chœur dans le même registre. L’instrument interrompt le discours à plusieurs reprises jusqu’à complète rupture. Il s’établit alors un court intermède de sérénité auquel l’orgue, à nouveau, y met fin. Puis la sérénité s’installe définitivement sur le mot Eternité, que j’ai choisi pour titre général de mon œuvre.

Bien évidemment, cette composition devait être créée par Michel Corboz et l’Ensemble Vocal de Lausanne. Entre-temps, malheureusement, la structure de l’activité de l’EVL a été modifiée et les Concerts d’abonnement à Lausanne ont disparu. Michel Corboz, ne pouvant garantir cette création dans un délai raisonnable, me demanda d’accepter qu’elle soit offerte à l’un de ses élèves et ancien choriste Franck Marcon, directeur de l’Ensemble vocal Polhymnia domicilié à Genève. Je les remercie tous deux de cette fraternelle entente.

L’œuvre a été exécutée en création mondiale par l’Ensemble vocal Polhymnia et l’organiste Jean-Christophe Geiser sous la direction de Franck Marcon le 7 octobre 2005 dans le cadre de la saison musicale organisée par la Société des Concerts de la Cathédrale de Lausanne.




Discographie

Eternité
Ensemble vocal Polhymnia, Franck Marcon (direction)